lundi 27 septembre 2010

Far North Queensland

Cairns est célèbre pour ses sites de plongée sur la Grande Barrière de Corail mais il y a de nombreux endroits à visiter au Nord du Queensland. Encore plus au Nord, il y a Cap Tribulation et sa forêt tropicale. L’animal représentatif des environs est le casoar, une espèce d’autruche à crête bleue « rock’n’roll ». La particularité de cet animal ? Il s’attaque aux voitures…bleues ! Ce n’est pas une blague, une attaque de casoar peut se révéler dangereuse c’est pourquoi la plus grande prudence est à observer ! Néanmoins, notre voiture est grise, ce qui limite les risques et deuxièmement, aucun casoar à l’horizon, nous pensons même qu’il s’agit d’un mythe et que les panneaux disant « warning cassowari » sont juste là pour les touristes !

Un (faux) casoar

Sinon Cap Tribulation est un des rares endroits sur Terre où la forêt tropicale rencontre l’océan. Pour s’y rendre, nous devons traverser une rivière infestée de crocodiles. Il n’y a pas de ponts et nous devons donc prendre la barge.


Le décor est impressionnant, on a l’impression d’embarquer pour Jurassic Park et qu’un T-Rex va surgir derrière nous à chaque instant !

C’est un endroit magnifique mais comme je l’ai mentionné précédemment, les crocodiles sont présents partout, dans les rivières et dans l’océan. Les histoires que l’on raconte sur les « salties », les crocodiles de mer sont assez effrayantes. En effet, le crocodile surgit de l’eau et il nous attrape et là… pas de chance mais je ne pense pas qu’il y ait de survivants ! Il est donc formellement interdit de camper sur la plage ou à proximité de tout point d’eau.

Autre curiosité de la région : la route des cascades. Comme sont nom l’indique, il s’agit de 3 cascades. Ce fut l’occasion pour nous de camper plus dans les terres, au frais et en compagnie d’amis de route anglais, Ariane et Dave.


Cool la vie de backpacker...

vendredi 24 septembre 2010

Sur la Grande Barrière de Corail

Après Airlie Beach, direction Cairns à la rencontre de Némo. Première impression : le climat est tropical donc difficilement supportable lorsque l’on n’est pas habitué ! Il fait très chaud et très humide. Néanmoins nous ne perdons pas l’objectif de vue et nous nous rendons dans une agence de voyage pour réserver un tour sur la Grande Barrière de Corail, la plus grande structure vivante au Monde (à la superficie comparable à l’Allemagne) ! Apparemment, vue de l’espace, elle se définit comme « une cicatrice blanche dans l’océan Pacifique ».

Parmi toutes les options proposées, nous optons pour une journée en mer avec plongée sur 2 sites différents. Nous avons rendez-vous le lendemain à 7h30 pour le départ de l’aventure ! Il nous faudra environ 45 minutes pour atteindra la barrière. Les vagues semblaient se briser au milieu de l’océan. Sans plus attendre, nous prenons notre équipement de snorkelling (masque et tuba) et nous sautons dans l’eau d’un bleu magnifique.

Et là, le spectacle est tout simplement à couper le souffle ! Les coraux étaient déjà intéressants dans les Whitsunday Island mais là c’était incomparable ! En fait, c’est comme nager dans un aquarium… géant ! Les poissons n’étaient pas effrayés, ils vivaient leur vie tranquillement comme si de rien n’était. Il n’y a pas grand-chose à raconter en fait, mais juste à admirer :

Là encore, ce fut une expérience mémorable ! Ce ne fut pas le cas pour ces touristes chinois qui ont passés la journée à vomir… Un trip en mer ou comment perdre $150 en quelques heures !

En revanche, désolée mais nous n'avons pas de photos de Nemo à vous proposer. Nous l'avons trouvé mais il hésitait à sortir de son habitat, c'est à dire une anémone. Pour le voir, il suffit de venir le rencontrer par vous-même!

jeudi 16 septembre 2010

The best job in the world, here it is!

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a un ou deux ans, l’Office du Tourisme du Queensland avait lancé une énorme campagne de publicité pour promouvoir leur état. Il s’agissait en fait d’une annonce pour un emploi : « the best job in the world ». C’était très simple : on pouvait être payé (et bien payé) pour vivre sur une île de rêve. La seule condition : entretenir un blog sur la vie sur cette île. L’endroit était paradisiaque et niché au cœur de l’archipel des Whitsundays, dans le Nord du Queensland. Nous avons pu naviguer entre ces îles (57 au total) le temps d’un court séjour à bord d’un bateau de course : l’expérience était tout simplement géniale !

Après Fraser Island, nous avons repris la route direction Airlie Beach, porte d’entrée des Whitsundays. Après 12 heures de route, nous avons posé nos bagages chez Lyn (dans l’incroyable maison) où un repas (en notre honneur) et notre chambre nous attendaient.

Deux jours plus tard, nous nous rendions à Abel Point, la marina où notre bateau était amarré. Nous embarquions pour 3 jours et 2 nuits de croisières à bord de le « Maxi Apollo », un bateau de course qui a gagné en 1985 la course Sydney-Hobart. Le staff était jeune et dynamique, ça partait plutôt pas mal. Nous étions une vingtaine et seulement 3 français : le bonheur !

Le but principal de ce séjour était le snorkelling (ou plongée avec tuba). Les Whitsundays ne se trouvaient pas trop loin de la grande barrière de corail, les récifs faisant partie de leur parc national. Mais avant de se jeter à l’eau, obligation de porter une combinaison anti-méduses, même si ce n’était pas la période (on n’est jamais trop prudent).

Très saillants ces petites combinaisons...


Les paysages sous-marins étaient magnifiques et les poissons tellement nombreux ! Anecdote « withsunday » : le staff jetait des miettes de pain pour faire venir les poissons (et pour que nous puissions donc les admirer). Mais le charmant moniteur a jeté un bout JUSTE devant moi, ce qui fait que JUSTE un million de poissons m’ont encerclés ! Ils sont beaux certes, ils sont inoffensifs, certes, ils sont végétariens certes… mais c’était vraiment flippant de les sentir tout autour ! Mouvement de panique, ils sont venus me rechercher, j’ai perdu une palme (qu’une gentille anglaise a bien voulu récupéré, au fond de l’eau). Bref plus de peur que de mal, mais bon !


La perte de la palme... moment de solitude

Les Whitsundays sont aussi connus pour « Witheaven Beach », la célèbre plage d’un blanc immaculé et d’une eau bleu turquoise.


Sinon l’autre activité sur le bateau était l’aide (sommaire) à la navigation. Comme c’est un bateau de course, parfois il penchait vraiment. Il fallait donc tous se mettre d’un côté pour faire contre-poids. Sur notre chemin de retour, l’océan était assez agité et de grosses vagues venaient nous lécher les jambes, dans le meilleur des cas, parce que dans le pire, c’était des gifles en pleine figure, ce qui est…GENIAL !!!!

Le petit bonus de ce séjour : nous avons navigué tout près d’une baleine et son petit ! Malheureusement, un moment elle a sauté hors de l’eau mais c’était tellement rapide que nous avons eu juste le « splash» de fin !

Un "coucou" de baleine


Après cette croisière, nous resterons encore quelques jours chez Lyn puis direction Cairns, capitale mondiale de la plongée, voisine de la grande barrière de corail et située en plein climat tropical !

lundi 30 août 2010

Fraser Island

La période « travail en Australie » étant achevée, nous nous sommes mis en route vers des vacances bien méritées (oui, oui…). Première destination : Fraser Island, environ 3h au Nord de Brisbane. Fraser Island est la plus grande île de sable du monde. Pour y circuler, les 4x4 sont indispensables et donc bien entendu obligatoires.

Notre fidèle destrier


Notre excursion était un « self-drive safari » (comprenez que l’on conduit nous-mêmes le véhicule). Ce genre de sorties est en général organisé par les backpackers (auberges de jeunesses). Les groupes varient de 6 à 28 personnes (à raison de 8 personnes par voiture derrière la voiture de tête conduite par un guide, ce qui est devenu obligatoire en Juillet de cette année après de nombreux accidents). Nous n’étions que 12 personnes (dont 10 filles, Thibaut était ravi) donc 1 voiture et celle de tête ont suffit.

Le 1er jour, rassemblement des troupes à 7h30 précises pour un petit briefing. Nous avions eu droit à la projection d’une vidéo explicative sur le « fonctionnement » de Fraser Island. Comme je l’ai mentionné précédemment, Fraser Island est une île de sable. La route principale se trouve donc sur la plage, du côté Est. Il y a également quelques pistes qui traversent l’île dans sa largeur. Concernant la vidéo, le message principal est « attention au dingos ». Alors qu’est-ce qu’un dingo ? (et merci de ne pas me répondre « l’ami de Mickey ») Il s’agit tout simplement d’un chien sauvage, potentiellement dangereux car il reste un prédateur. S’il attaque un adulte on peut s’en sortir avec de belles morsures mais un enfant peut facilement être tué. Aucun de nous n’avait le gabarit d’un enfant donc pas plus de peur que cela… Nous avions en revanche interdiction formelle de les nourrir (ou de laisser de la nourriture par terre) ou de privilégier n’importe quel contact afin de ne pas les habituer à notre présence car c’est ainsi qu’ils pouvaient se montrer agressifs. Nous avions aussi eu droit à une explication sur la conduite dans le sable qui n’est pas forcément aisée.

Après cela, nous sommes allés acheter des provisions pour les 3 jours prévus sur l’île avant de prendre la direction du ferry (ou plutôt la barge) pour traverser la baie qui sépare Fraser Island du continent. Au cours de la traversée, nous avons essayé d’apercevoir des dauphins mais ce n’était que peine perdue, rien n’à point à l’horizon ou la surface de la mer dont la couleur était d’un bleu…comme une orange.

Après avoir posé les roues sur le sable pas ferme du tout, nous avons enclenché le mode 4WD (4x4) de nos montures et nous nous sommes enfoncés dans l’île.

Ce qui frappe dans les premiers instants ou l’océan vous apparaît sur l’ile, ce sont les couleurs combinées du ciel, de l’eau, de la végétation et du sable, en gros c’est magnifique !

Alors que nous roulions dans les 80km/h du sable durcit de la plage, notre guide nous a fait nous ranger sur le côté alors qu’il n’y avait apparemment rien à visiter. C’était en fait pour aller à la chasse, et pas n’importe laquelle, la chasse aux « Pippies » (je ne connais pas de traduction mais sachez que ce sont des mollusques). Il suffit de rechercher des petites bosses dans le sable, d’y plonger 2 doigts afin de dessabler lesdits « Pippies ». Il a juste fallu, au groupe, l’instant d’un éclair pour en avoir une bonne quarantaine.

Thibaut à la chasse au Pippies


Ensuite direction le lac Wabby où les poissons chats se comptent par centaine. Fraser Island compte une cinquantaine de lacs, dont certains bien cachés. Il faut donc suivre des chemins de randonnée plus ou moins faciles pour y accéder. Parfois, il suffit de suivre le sentier qui traverse la forêt tropicale, parfois, il faut escalader les nombreuses dunes que compte l’île.


Le lac Birrabeen (un des plus célèbres) est d’une transparence incroyable et le sable d'un blanc aveuglant (lunettes obligatoires!) :

Les pieds dans l'eau...


Malgré l’eau tout à fait bleue de l’océan, nous avions interdiction formelle de s’y baigner car des requins sont à l’affut du moindre cuissot ! Néanmoins, un endroit appelé « Champagne Pool » était la seule alternative pour avoir un contact avec l’eau salée. Lorsque la marée est haute, des trous se remplissent d’eau de mer. Le point fort du séjour fut « Indian Head ». En effet, il s’agit d’un rocher qui surplombe la mer. Inutile de vous dire que la vue était époustouflante. Thibaut a ainsi pu voir des requins qui nageaient autour. Il y avait également des dauphins, des baleines (qui ont commencé leur migration vers le nord il y a environ 2 mois), des raies (dont 2 raies manta échouées sur la plage en contrebas). Bref cela valait vraiment le détour.


Vues depuis Indian Head


Un requin

Une raie manta échouée



Le soir, nous campions dans un camp aborigène. Enfin…tenu par des aborigènes (c’est-à-dire qu’ils s’occupaient du ménage…). Ils vivaient une semaine sur l’île et une semaine sur le continent, dans leur maison. Ils sont totalement assimilés à la population australienne maintenant, même si certaines coutumes subsistent. Petite anecdote : durant la journée, nous avons vu le trou d’une « funnel web spider », l’araignée la plus dangereuse au monde dont le venin peut tuer un homme en 15 minutes.

Le trou d'une funnel web spider

Le soir dans la tente, après avoir éteint la lumière, je regarde au « plafond » et vois l’ombre d’une araignée raisonnablement grosse. En temps normal je n’ai aucune peur des araignées mais dans un espace aussi petit sans mur dur pour la tuer, c’était une autre histoire (surtout après avoir entendu toutes ces choses sur les funnel spider). J’appelle à l’aide un ami écossais qui nous a sauvés avec un sachet plastique !! Finalement je ne pense pas que ce soit une araignée dangereuse mais il n’empêche que le stress peut monter TRES facilement dans ce genre de situation.

Enfin, pour ce qui est de la conduite de la voiture, effectivement ce n’est pas vraiment chose aisée de rouler sur le sable mou. Certains endroits étaient difficilement accessibles, surtout si on n’a jamais conduit un 4x4 et les accidents sont très fréquents. Heureusement, nous sommes rentrés sains et saufs grâce à notre tripotée de conducteurs très compétents !


Finalement, pas de méchante rencontre avec des dingos, pas de morsure de requins, pas d’ensablage… tout s’est passé à merveille et nous avons eu un safari inoubliable !