mercredi 6 octobre 2010

The Red Center... L'Australie désertique!

Après un certain temps le long de la côte Est, il était temps de filer vers le Sud, en passant par le centre, c'est-à-dire le désert. Qu’y a-t-il d’intéressant me direz-vous ? Hé bien le caillou le plus célèbre d’Australie : Uluru. Mais cela fera l’objet d’un nouvel article. Il s’agit pour l’heure de vous faire partager une expérience assez intéressante : la traversée du désert. Pour rejoindre la sud et Adélaïde, nous avons effectué un périple de 5000 km. Celui-ci était parsemé de paysages lunaires, de carcasses de voitures ou d’animaux, de minuscules localités totalement perdues.

Nous nous sommes enfoncés dans les terres à partir de Townsville, deuxième ville du Queensland. Dès que l’on change d’axe autoroutier (en dehors de la côte), nous croisons une espèce gigantesque et assez effrayante : les road trains. Ici, les camions sont autorisés à tirer jusqu’à 5 remorques. Les autoroutes australiennes ne sont pas du tout comparables à ce que l’on peut trouver en Europe. Il s’agit uniquement de 2 voix qui se croisent. Pour doubler un road train, c’est toute une étude qui nous attend : a-ton assez de place, est-ce possible, combien y-a-t-il de remorques ? Il faut aussi dire que les camions ne roulent pas du tout à la manière européenne. La plupart du temps, ils sont bien au dessus des limites de vitesses autorisées et ce sont eux qui nous dépassent ! Quoi qu’il en soit, un road train ne s’arrêtera jamais brusquement, peu importe la raison. En effet, lorsqu’il freine, il lui faut… 1km pour s’arrêter.

Donc mieux vaut ne pas se retrouver sur leur chemin. Pour les humains, c’est bon je pense que notre instinct de survie est assez développé, même pour les plus stupides mais ces road trains ont eu raison de bien d’animaux : kangourous, vaches, moutons, chameaux… Oui chameaux. Car l’Australie compte une importante population de chameaux. Ils étaient utilisés en guise de transport avant l’arrivée du train. A l’ère moderne, ils ont étaient laissés pour eux et du coup errent dans le désert même si certains sont utilisés à des fins touristiques (la balade en chameau est tendance !).

L'émeu de la station service... un peu curieux!

Comme vous pouvez l’imaginez, la route dans la désert est quelque peu ennuyeuse. Parfois, il s’agit juste d’une longue ligne droite qui peut durer 500km. Les seuls endroits où il subsiste quelques traces de vie sont road-house distants d’environ 300km les uns des autres. Il est possible de se ravitailler en pétrole mais le prix est bien évidemment deux fois supérieur à ce que l’on trouve sur la côte.

Un signe de civilisation : une road house!

En dehors de road house il y a aussi quelques petits villages, très isolés. Sur 5000km, il y a 3 localités que l’on peut qualifier de ville : Mount Isa, Alice Springs et Cooper Pedy. Mount Isa compte un grand nombre de mineurs, c’est de là qu’elle tire son dynamisme. Nous ne ferons qu’y passer, pour prendre de l’essence et une douche après 800km riches en émotions. En effet, nous voulions parcourir cette portion d’un coup donc nous avons roulés… beaucoup roulé. Ce n’était pas vraiment agréable pour nous car on frisait les 40° mais c’est surtout la voiture qui a jeté l’éponge. Par 2 fois le moteur c’est arrêté et nous avons du faire une pause de 15 minutes pour lui permettre de reprendre son souffle !

Alice Springs, quant à elle, est la capitale du centre australien. En fait, ce n’est pas vraiment une grande ville. Néanmoins nous pouvons trouver le 1er supermarché depuis 1200km donc un grand soulagement ! La population aborigène est très importante à Alice Springs. Malheureusement, nous pouvons constater les effets de la colonisation européenne sur cette population. En effet, nous y étions un samedi et bon nombre d’aborigène étaient réunis dans un parc ou dans la rue et se faisaient remarquer par de violents échanges verbaux. Ils étaient fortement alcoolisés. C’est un phénomène que nous avons rencontré dans toutes les villes du centre. L’alcool occasionne des dégâts considérables dans les petites communautés et certaines personnes sont tout simplement rejetées car alcooliques. Il en est de même pour l’essence. Ces dernières décennies, certains aborigènes se mettaient à « sniffer » l’essence, c’est pourquoi dans le centre de l’Australie, nous ne pouvons plus qu’acheter de l’essence d’Opal. Voilà un côté beaucoup moins reluisant pour les colonisateurs. Une très grande partie des peuples aborigènes ont un mal fou à s’intégrer et à vivre à l’occidental. C’est assez désolant. Il y a très peu d'aborigènes qui occupent des emplois dans les commerces ou restaurants d'Alice Springs alors que la population est majoritaire!

Enfin, dernières ville du désert : Coober Pedy. Il s’agit là d’un décors tout à fait spécial et assez inhabituel. En fait, Coober Pedy est la capitale mondiale de l’opal. Des mines sont disséminées un peu partout autour de la ville (il faut donc faire attention car on peu tomber dans les trous). Pour se parer aux températures extrêmes, les habitant ont construit de nombreux bâtiments et maisons sous la terres (des habitations de type troglodyte donc). Nous avons eu l’occasion de visiter une petite église catholique construite sous la roche (un des premières au monde). A la surface, la ville est assez désolée. Certains endroits ont même servis à tourner certaines scènes de Mad Max !

La ville

L'intérieur de l'église

Les mines d'opal

Nous avons fini notre traversée en rejoignant Port Augusta, sur la côte méridionale en Australie du Sud. Pas de problème avec la voiture, ce fut un point majeur. Car si on tombe en panne dans le désert il revient plus cher de la faire remorquer que de l'abandonner et d'en acheter une autre.. En tout cas, en cours de route nous avons croisé des "originaux" qui faisaient cette traversée...en vélo!! Nous étions bien content de retrouver la civilisation et les prix bas mais ce fut une expérience unique et l'opportunité de rencontrer de vrais chasseurs de kangourous et crocodiles (un peu flippants quand même).

Bientôt la suite des aventures dans le Red Center avec les parcs nationaux!

lundi 27 septembre 2010

Far North Queensland

Cairns est célèbre pour ses sites de plongée sur la Grande Barrière de Corail mais il y a de nombreux endroits à visiter au Nord du Queensland. Encore plus au Nord, il y a Cap Tribulation et sa forêt tropicale. L’animal représentatif des environs est le casoar, une espèce d’autruche à crête bleue « rock’n’roll ». La particularité de cet animal ? Il s’attaque aux voitures…bleues ! Ce n’est pas une blague, une attaque de casoar peut se révéler dangereuse c’est pourquoi la plus grande prudence est à observer ! Néanmoins, notre voiture est grise, ce qui limite les risques et deuxièmement, aucun casoar à l’horizon, nous pensons même qu’il s’agit d’un mythe et que les panneaux disant « warning cassowari » sont juste là pour les touristes !

Un (faux) casoar

Sinon Cap Tribulation est un des rares endroits sur Terre où la forêt tropicale rencontre l’océan. Pour s’y rendre, nous devons traverser une rivière infestée de crocodiles. Il n’y a pas de ponts et nous devons donc prendre la barge.


Le décor est impressionnant, on a l’impression d’embarquer pour Jurassic Park et qu’un T-Rex va surgir derrière nous à chaque instant !

C’est un endroit magnifique mais comme je l’ai mentionné précédemment, les crocodiles sont présents partout, dans les rivières et dans l’océan. Les histoires que l’on raconte sur les « salties », les crocodiles de mer sont assez effrayantes. En effet, le crocodile surgit de l’eau et il nous attrape et là… pas de chance mais je ne pense pas qu’il y ait de survivants ! Il est donc formellement interdit de camper sur la plage ou à proximité de tout point d’eau.

Autre curiosité de la région : la route des cascades. Comme sont nom l’indique, il s’agit de 3 cascades. Ce fut l’occasion pour nous de camper plus dans les terres, au frais et en compagnie d’amis de route anglais, Ariane et Dave.


Cool la vie de backpacker...

vendredi 24 septembre 2010

Sur la Grande Barrière de Corail

Après Airlie Beach, direction Cairns à la rencontre de Némo. Première impression : le climat est tropical donc difficilement supportable lorsque l’on n’est pas habitué ! Il fait très chaud et très humide. Néanmoins nous ne perdons pas l’objectif de vue et nous nous rendons dans une agence de voyage pour réserver un tour sur la Grande Barrière de Corail, la plus grande structure vivante au Monde (à la superficie comparable à l’Allemagne) ! Apparemment, vue de l’espace, elle se définit comme « une cicatrice blanche dans l’océan Pacifique ».

Parmi toutes les options proposées, nous optons pour une journée en mer avec plongée sur 2 sites différents. Nous avons rendez-vous le lendemain à 7h30 pour le départ de l’aventure ! Il nous faudra environ 45 minutes pour atteindra la barrière. Les vagues semblaient se briser au milieu de l’océan. Sans plus attendre, nous prenons notre équipement de snorkelling (masque et tuba) et nous sautons dans l’eau d’un bleu magnifique.

Et là, le spectacle est tout simplement à couper le souffle ! Les coraux étaient déjà intéressants dans les Whitsunday Island mais là c’était incomparable ! En fait, c’est comme nager dans un aquarium… géant ! Les poissons n’étaient pas effrayés, ils vivaient leur vie tranquillement comme si de rien n’était. Il n’y a pas grand-chose à raconter en fait, mais juste à admirer :

Là encore, ce fut une expérience mémorable ! Ce ne fut pas le cas pour ces touristes chinois qui ont passés la journée à vomir… Un trip en mer ou comment perdre $150 en quelques heures !

En revanche, désolée mais nous n'avons pas de photos de Nemo à vous proposer. Nous l'avons trouvé mais il hésitait à sortir de son habitat, c'est à dire une anémone. Pour le voir, il suffit de venir le rencontrer par vous-même!

jeudi 16 septembre 2010

The best job in the world, here it is!

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a un ou deux ans, l’Office du Tourisme du Queensland avait lancé une énorme campagne de publicité pour promouvoir leur état. Il s’agissait en fait d’une annonce pour un emploi : « the best job in the world ». C’était très simple : on pouvait être payé (et bien payé) pour vivre sur une île de rêve. La seule condition : entretenir un blog sur la vie sur cette île. L’endroit était paradisiaque et niché au cœur de l’archipel des Whitsundays, dans le Nord du Queensland. Nous avons pu naviguer entre ces îles (57 au total) le temps d’un court séjour à bord d’un bateau de course : l’expérience était tout simplement géniale !

Après Fraser Island, nous avons repris la route direction Airlie Beach, porte d’entrée des Whitsundays. Après 12 heures de route, nous avons posé nos bagages chez Lyn (dans l’incroyable maison) où un repas (en notre honneur) et notre chambre nous attendaient.

Deux jours plus tard, nous nous rendions à Abel Point, la marina où notre bateau était amarré. Nous embarquions pour 3 jours et 2 nuits de croisières à bord de le « Maxi Apollo », un bateau de course qui a gagné en 1985 la course Sydney-Hobart. Le staff était jeune et dynamique, ça partait plutôt pas mal. Nous étions une vingtaine et seulement 3 français : le bonheur !

Le but principal de ce séjour était le snorkelling (ou plongée avec tuba). Les Whitsundays ne se trouvaient pas trop loin de la grande barrière de corail, les récifs faisant partie de leur parc national. Mais avant de se jeter à l’eau, obligation de porter une combinaison anti-méduses, même si ce n’était pas la période (on n’est jamais trop prudent).

Très saillants ces petites combinaisons...


Les paysages sous-marins étaient magnifiques et les poissons tellement nombreux ! Anecdote « withsunday » : le staff jetait des miettes de pain pour faire venir les poissons (et pour que nous puissions donc les admirer). Mais le charmant moniteur a jeté un bout JUSTE devant moi, ce qui fait que JUSTE un million de poissons m’ont encerclés ! Ils sont beaux certes, ils sont inoffensifs, certes, ils sont végétariens certes… mais c’était vraiment flippant de les sentir tout autour ! Mouvement de panique, ils sont venus me rechercher, j’ai perdu une palme (qu’une gentille anglaise a bien voulu récupéré, au fond de l’eau). Bref plus de peur que de mal, mais bon !


La perte de la palme... moment de solitude

Les Whitsundays sont aussi connus pour « Witheaven Beach », la célèbre plage d’un blanc immaculé et d’une eau bleu turquoise.


Sinon l’autre activité sur le bateau était l’aide (sommaire) à la navigation. Comme c’est un bateau de course, parfois il penchait vraiment. Il fallait donc tous se mettre d’un côté pour faire contre-poids. Sur notre chemin de retour, l’océan était assez agité et de grosses vagues venaient nous lécher les jambes, dans le meilleur des cas, parce que dans le pire, c’était des gifles en pleine figure, ce qui est…GENIAL !!!!

Le petit bonus de ce séjour : nous avons navigué tout près d’une baleine et son petit ! Malheureusement, un moment elle a sauté hors de l’eau mais c’était tellement rapide que nous avons eu juste le « splash» de fin !

Un "coucou" de baleine


Après cette croisière, nous resterons encore quelques jours chez Lyn puis direction Cairns, capitale mondiale de la plongée, voisine de la grande barrière de corail et située en plein climat tropical !